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Un virus et l'opportunité de repenser à notre consommation


Sur l’article précédent je propose qu’on sorte de notre bulle d’instagrameur.euse.s squats-yoga-cookies-houseparty pour essayer d’avoir de l’empathie pour celleux qui souffrent réellement avec le confinement.  


Mais, cela ne nous empêche pas d’avoir des hauts et des bas. Depuis 23 jours que nous sommes chez nous, on a bien eu le temps d’avoir des bons et des mauvais moments. Pour ne pas craquer, on s’accroche aux bonnes leçons qu’on en tirera. Même si, par moments, on a du mal à croire que les gens auront évolué à la fin de cette période. 


Une chose est sûre, les changements ne se feront pas de façon universelle ou immédiate. Mais, il est évident que cette mise en pause abrupte aide à renforcer une tendance des dernières années, celle de la consommation responsable (bon...ok, on oublie la course déchaînée pour se procurer du PQ au début de la quarantaine). Depuis un moment qu’on voyait le retour du Made in France, la montée des magasins bio et même une certaine chute de la fast fashion, qui a dû repenser sa production. Du greenwashing ? Aussi, certainement.  


Cette crise sanitaire nous montre à quel point le système capitaliste tel qu’on le connaît a collapsé. Plus les frontières se sont ouvertes aux marchés, plus elles se sont fermées aux populations. Les inégalités, longtemps vues et justifiées comme “la seule solution”, devient alors plus explicites et absurdes face à la crise. Et il est impossible de ne pas réfléchir à notre façon de (sur)consommer.  



La semaine dernière on a appris que les supermarchés basculaient vers le 100 % français aux rayons fruits et légumes. Voilà une très bonne nouvelle ! Manger local, en donnant priorité aux produits de saison, aussi important que l’effort qu’on devrait faire pour réduire la consommation de viande. Je ne vais pas vous faire un traité sur le végétarisme, je suis moi même en transition. Mais, on ne peut plus continuer de vivre nos vies comme si rien n’était. On ne peut pas reprendre la vie sans rien changer, puisqu’elle n’était plus “normale”.  


Je suis d’accord sur le fait que l’industrie et les gouvernements doivent agir de façon plus responsable et efficace, nous donnant des alternatives, ayant des réels engagements. J’ai l’impression qu’on est toujours sur la responsabilisation des citoyen.e.s, des consommateur.rice.s. Il n’est pourtant pas évident tout le temps de la prendre, cette responsabilité. Néanmoins, nos efforts restent importants. 



A part les fabricants d’alcool gel, les labos et Amazon, peut-être, tout le monde va en souffrir. Il est temps, plus que jamais, de penser à chacun de nos gestes en tant que consommateur.rice.s. Il est important de soutenir les petit.e.s commerçant.e.s.  Le fameux “consommer moins, consommer mieux” prend tout son sens. 


Depuis quelques semaines, on voit surgir des initiatives pour aider les petit.e.s commerçant.e.s. Des applications pour la livraison de nourriture qui regroupent les commerces de proximité, par exemple. C’est super ! Et, une fois la crise atténuée, ce serait bien de ne pas revenir en arrière. 




Unune a été créé avec l’objectif de proposer un nouveau choix de consommation. Un nouveau choix par rapport aux codes du genre, évidemment. Sans oublier l’aspect écologie. La démarche des vêtements non genrés est éco-responsable en elle même, puisque ces codes ont été utilisés comme artifice pour pousser à la consommation. Impossible de réutiliser un même vêtement pour deux bébés de sexes différents. 



Oui, Unune reste une marque de vêtements et les vêtements polluent. Pour l’instant, le textile vient d’Asie et d’Afrique, comme je raconte par ici. En revanche, j’ai choisi de lancer la marque par une gamme réduite de produits imprimés en France et en petit stock. Pour diminuer l’impact, ce qu’on appelle le packaging (l’emballage quoi) a été réfléchi de façon ludique. Tu as peut-être vu la cocotte en papier à télécharger gratuitement sur la homepage. Les feutres lavables Omy, proposés avec les t-shirts, permettent aux enfants de les colorier à l’infini. 



Pour moi, c’est aussi aux fabricants et aux marques de proposer la réflexion. Ceci n’est pas contradictoire ! Nous avons la capacité de créer une offre. Pour celleux qui me disent que nous sommes trop conditionné.e.s aux options garçon/fille, par exemple, je dis l’inverse: il faut donner le choix, briser ce conditionnement. J’ai lancé Unune il y a dix mois et j’ai déjà entendu des nombreuses réflexions du genre “je n’avais jamais pensé à cette question, on n’a pas vraiment le choix. C’est toujours pareil, fille/garçon.” Alors je suis convaincue que tout le monde peut être ouvert.e au changement. Il ne faut pas sous estimer la capacité d’adaptation de l’être humain. 


Quand on est une toute petite entreprise, on fait comme l’on peut. Il ne s’agit pas d’une excuse. Malgré le peu d’optimisme au début de cet article, je reste persuadée qu’il est possible de faire de notre mieux en termes de consommation. Chacun.e dans ses capacités. Car même à petite échelle, c’est déjà énorme ! 




D’ailleurs, j'ai parlé de mon parcours et de ma propre évolution sur l'émission Pendant ce temps-là, de Brut. Vidéo disponible par ici 




Merci d'avoir lu jusqu'au bout !

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Sois indulgent.e envers mon écriture en français, j'ai appris cette langue merveilleuse beaucoup plus tard que toi, tu sais :)

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