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Création textile - la saga




Cette petite vidéo rigolote a été faite dans un moment de désespoir total. 


Unune a complété un an en juin et depuis plusieurs mois j’avais plein d’idées pour agrandir la gamme de produits. Car les idées ne me manquent pas, le champs de possibilités dans l’univers enfantin est immense. Les mettre en pratique est beaucoup plus compliqué. 


Produire des vêtements quand est une petite entreprise est un réel défi - à l'occurrence je suis totalement seule et je ne sais pas coudre (ni faire des patrons comme tu as bien compris), bref la mode n’est pas mon métier. Comme si cela ne suffisait pas, j’essaie de travailler de façon éco-responsable et éthique/ local, ce qui transforme la création textile en vraie saga pour moi (pour ne pas dire cauchemar !).







Si tu suis Unune sur les réseaux sociaux, tu sais que, pour les premiers t-shirts, comme j’explique aussi par ici, j’ai vite compris que tous mes engagements ne pourraient pas être tenus. Certes, la marque fait partie d’une niche et les prix ne sont pas accessibles à tou.te.s. Pourtant, en faisant le choix de ne les pas commercialiser à 50€, j’ai du faire des concessions. Pour le lancement, j’ai fait de mon mieux, j’ai travaillé avec du textile bio venu d’ailleurs. Ce n’est pas parfait. Quoiqu'il en soit, il est très difficile d’avoir les bonnes informations sur toutes les étapes de la production textile. C’est un peu comme l’industrie agroalimentaire, à part d’être 100% autonome, il est difficile d’être 100% irréprochable. 


Pour le nouveau t-shirt (disponible par ici), j’ai voulu créer un motif exclusif imprimé en all over (it means: partout sur le t-shirt) et le faire fabriquer en France. Après plusieurs mois de recherche, j’ai enfin trouvé les bons fournisseurs. Les délais ont été plus longs que prévus et le lancement d’un t-shirt appelé “sous l’Océan” à la fin de l’été est le résultat de mon manque d’expérience. Mais, tu sais quoi? C’est ok ! Parce qu’il faut essayer pour réussir et les erreurs font partie du parcours - wow, je commence à parler comme une vraie entrepreneure ! 




Quand on parle de body pour bébé, c’est encore plus compliqué en termes d’équipement et d’expertise, j’ai donc accepté que ce ne serait pas tout de suite pour le Made in France. Le nouveau modèle (disponible ici) a été seulement imprimé en France. Et c’est ok aussi ! 



En autre ces difficultés, il y a une question centrale: le budget. Plus le volume de ventes/stock est petit, plus les coûts de fabrication sont élevés. La solution ? Avoir une marge réduite. Le problème ? Un business a besoin d’être rentable - coucou le capitalisme ! Ce qui est loin d’être le cas. Plus loin encore est la possibilité de pouvoir en vivre - ce qui est la réalité de la majorité des entrepreneur.e.s pendant les premières années, bien évidemment. 


Pourquoi partager les coulisses de mes galères ? Déjà, parce que sur ce monde virtuel on est trop habitué.e.s au succès, au gros buzz. Un succès qui a l’air instantané, simple, presque sans effort - ce qui arrive rarement avec un petit budget et sans notoriété. Aussi, parce que je trouve qu’on ne connaît pas assez les difficultés du secteur. Il est toujours plus simple de continuer de consommer et de soutenir la fast fashion, par exemple. Sur un ancien post par ici, j’ai parlé de l’importance de chaque geste en tant que consommateur.rice. Je sais très bien que la majorité de la population n’est pas en mesure de pouvoir faire des choix, manque de moyens oblige. Je parle à celleux qui ont les moyens de le faire, à toi qui t’intéresse au concept Unune. 


Sur les réseaux sociaux, je lis souvent des critiques très dures à propos des marques, beaucoup de la part de personnes engagées, sensibles aux questions d’écologie notamment. Encore une fois, je ne me dédouane pas, il y a mille façons d’aider à sauver la planète et faire des t-shirts n’est peut-être pas la plus green - l’anti-marketing, bonjour. Mais, quand on fait de notre mieux, en ayant cette envie de s’améliorer et d’avancer vers plus d’engagement, ce n’est pas rien.


Moi-même, j’étais sexiste, je ne le dirai jamais assez. J’avais une vision complètement déformée de l’entrepreneuriat et du business. Aujourd’hui, j’ai encore du mal à assumer que mon projet mérite avoir du succès - le syndrome de l’imposteur quand tu me tiens, et que l’argent fait partie du game. Ce n’est qu’en devenant entrepreneure que j’ai pu changer mon regard.


A l’occasion du reportage BRUT disponible ici, j’ai eu droit à certains commentaires du type, “elle se fait de l’argent en utilisant l’excuse de l’égalité” ou “sur le dos des enfants”. Je suis costaude, je ne me laisse pas démotiver par des trolls. Je sais que tu n'est pas du même avis #coeursurtoi mais, j’ai trouvé important de démystifier certaines choses. On est beaucoup à donner des avis sans connaître les différentes réalités.



En parlant de ces avis qui nous tombent dessus (et peuvent peser lourd parfois), j’aborderai le sujet et le respect des choix de chacun.e sur un prochain post. #staytuned 



Merci d'avoir lu jusqu'au bout !

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Sois indulgent.e envers mon écriture en français, j'ai appris cette merveilleuse langue beaucoup plus tard que toi, tu sais :)



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